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Les grands jeux, organisés sur plusieurs heures pour toute la colonie, faisaient partie des animations incontournables des séjours d'été. En juillet, il y en avait toujours un lors de la journée de fête du 14 juillet et très souvent à l'occasion de la fin de séjour. En août également en fin de séjour. A quelques occasions il y en eut d'organisés uniquement pour les ados.
19 août 1990, grand jeu à la colo.

Si les animateurs des groupes d'enfants étaient mobilisés pour préparés ces jeux collectifs, les ados de juillet en fin des années 70, début 80, en furent même les organisateurs plusieurs fois, déchargeant l'équipe d'animation de cette tâche (ils préparaient également de grandes veillées collectives).
Quelques exemples de grands jeux réalisés :
- Jeux de piste, chasses au trésor, hors de la colo.
La veille ou au en matinée le parcours des différents groupes était balisé, amenant par exemple jusqu'au torrent (voir son emplacement dans cet article
) ou à Arlos. A chaque équipe une couleur était affectée, la piste à suivre étant balisée avec du papier crépon ou des fils de laine de la même teinte. Près des balises, régulièrement, des épreuves étaient à réaliser, répondre à des énigmes, se déguiser avec des matériaux naturels, trouver des objets, etc. L'équipe gagnante finissait son parcours rapidement, si ce n'est en premier, mais devait aussi obtenir le plus de points aux épreuves. Plusieurs jeux de piste enchainaient les énigmes amenant à trouver un trésor, par exemple le goûter de l'après midi !
14 août 1988, le goûter était au bout du jeu de piste..

- Les kermesses.
De nombreux stands étaient tenus par les animateurs, les colons étant amenés par petits groupe à participer aux épreuves qui y avaient été préparées. Dans le stands organisés, tir sur boites de conserves, pêche aux aux canards, tir de penalty, radio-crochet, loterie, tir à la corde ...
30 juillet 1983, la kermesse. La loterie

30 juillet 1983, la kermesse. Le stand de la sonorisation, où se déroulait le radio-crochet.

30 juillet 1983, la kermesse. Le stand de tir sur boites de conserves.

- Jeux et spectacles lors des "journées des parents"
Dans les années 70, il était de tradition d'inviter les parents à venir passer une journée à la colo pendant le séjour, le dimanche après une semaine de séjour (voir aussi l'article sur
"la journée des parents"). A cette occasion, des jeux mêlant parents et enfants étaient organisés dans l'après midi, ainsi que des présentations des réalisations faites lors des ateliers créatifs de la semaine. Certains ateliers, danse en particulier, proposaient de petits spectacles de démonstration. Cette journée disparut à l'approche des années 80 en raison des difficultés de logistique mais aussi de la coupure qu'elle provoquait dans les activités des groupes de colons, nécessairement mobilisés et présents.
Dimanche 16 juillet 1972, jeux avec les parents.

Dimanche 17 juillet 1977, spectacle de danses tahitiennes par le groupe des "petits/moyens".

- Les jeux olympiques.
C'était le thème d'ailleurs de la journée entière. Les colons concouraient par équipes aux épreuves sportives imaginées pour l'occasion.
14 juillet 1984, les jeux olympiques.

- La banque
- Intervilles
- Carera de cintas
- la peste ou la contamination
Pour ceux que cela intéresse, un très bon site web pour animateurs de colo propose et reprend nombre de ces classiques grands jeux : https://www.coin-des-animateurs.com/
- Détails
Il y a avait tout de même des moments où les animateurs n'étaient pas avec leur groupe d'enfants attitrés : périodes libres, de congés, de réunion, festives, etc. Voici ce qui se passait de l'autre côté de la barrière, que ce soit pour préparer les activités des séjours ou pour tisser des liens qui perdurent encore.
Avant les séjours.
la composition des équipes d'animateurs.
Pour être animateur il fallait avoir au minimum 17 ans et avoir réussi le stage de base du BAFA - Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur. Un second stage permettait de se spécialiser sur une thématique, une spécialité technique. Il y avait même la possibilité d'être "aide moniteur" à partir de 15 ans, mais cette disposition a disparu à la fin de années 1970.
Les équipes de la colo étaient composées en partie dès la fin d'un séjour : celles et ceux souhaitant revenir l'indiquaient et recevaient un accord ou parfois un refus. L'effectif était complété en cours d'année par les directeurs à partir des cooptations diverses et aussi avec les ados atteignant la limite d'age et voulant continuer à venir à Saint Béat. Les animateurs faisaient en général deux ou trois séjours avant de ne plus pouvoir revenir, pris par leurs études ou le début d'une vie professionnelle. Quelques rares sont allés quand même jusqu'à une dizaine de séjours d'été ou d'hiver.
Les réunions de préparation.
Pour les séjours d'été, il y avait en général 3 réunions. La première, en janvier ou février, était en petit commité et figeait la liste des animateurs, des personnels, lançait les inscriptions aux séjours. La seconde, un "séminaire préparatoire" avait lieu peu avant le séjour, sur une journée ou même un week-end. Dès le printemps, une invitation était adressée. Jusqu'au début des années 1980, cette grande réunion de préparation se faisait même conjointement avec les animateurs de juillet et d'août : une des rares occasions de se connaître, finalement. Les séminaires préparatoires se sont déroulés suivant les années hors de Bergerac, à Montagnac la Crempse, à la "sabotière" (près de Saint Jean d'Eyraud), ou plus classiquement à Bergerac même, à l'école de la Miséricorde ou au presbytère. Les groupes d'enfants et d'animateurs étaient constitués, un planning prévisionnel des activités était constitué, les ateliers manuels étaient décidés en fonction des compétences des uns et des autres. La dernière réunion se faisait un ou deux jours avant le départ à Saint Béat. Dernière mise au point pour les premiers jours du séjour, elle se concluait par la rencontre avec les familles. Excellente occasion pour se mettre déjà "dans le bain" et rencontrer déjà quelques uns des enfants du séjour.
Pendant les séjours.
Les jours de congés.
A partir du début des années 1980, les animateurs ont eu droit à deux journées de congés pendant le séjour. Ces congés débutaient souvent par un petit déjeuner agréablement servi au lit. Les 2 ou 3 animateurs "congetistes" ensemble se mettaient d'accord à l'avance pour une destination de sortie et profiter du trajet en car d'un groupe. Partir à Luchon et Bossost était fréquent, mais quelques uns préféraient faire une randonnée ou un simple petit tour à Saint Béat. La journée de congé se terminait au moment de la réunion du soir, ainsi le dîner se faisait à la table de la direction et dispense était donnée de participer ou d'assister à la veillée.
Le café de midi, sous "l'arbre à café".
Les activités ne reprenaient pas de suite après le repas de midi, colons et ados bénéficiait d'un peu de temps libre et pour les animateurs c'était donc un moment de calme. Le café quand il faisait beau temps était siroté à l'ombre de "l'arbre à café", un poirier en fait, à quelques mètres de la sortie des réfectoires.
17 juillet 1983, en pause sous "l'arbre à café" ..

La réunion des animateurs, le soir.
L'équipe d'animateurs des séjours d'été faisait tous les soirs après le coucher des colons une réunion de travail, de coordination et de préparation des jours à venir. Elle avait lieu dans "la salle des monos", ou "salle d'animation", mitoyenne du réfectoire et donnant donc sur la pelouse et le bas du terrain. Y était entreposé le matériel utilisé lors des ateliers créatifs ainsi que tout le petit équipement qui permettait de préparer les autres activités. Dans la journée elle servait bien entendu de salle de pause, de lieu de regroupement.
La salle des moniteurs (séjour de juillet 1984).

Réunion (séjour d'août 1989).

les animateurs d'août 1989, sur les marches de leur salle.

Les animateurs du camp d'ados, plus fréquemment de sortie, ne participaient pas systématiquement à la réunion du soir, ils déléguaient parfois l'un d'entre eux, le coucher des ados étant d'ailleurs un peu plus tardif. Très utile, la réunion permettait brièvement de revenir sur la journée et de préparer les activités collectives à venir (grands jeux, veillées communes), de caler les besoins logistiques (petit car, pique-niques, repas en extérieur), d'échanger sur les enfants ou ados nécessitant une attention particulière. Pendant la réunion, un ou deux animateurs se consacraient souvent à faire une ronde car il était fréquent que dans dortoirs et marabouts l'endormissement prenne un peu de temps ..
Le 5ème repas.
"5ème", car il y suivait donc le petit-déjeuner, le déjeuner, le goûter et le repas du soir. C'était une institution, il était très rare qu'il n'ait pas lieu en sortie de la réunion du soir. Le nombre de participants était variable en fonction des sorties en cours et de la fatigue de la journée. Installés dans la cuisine, on ressortait en général quelques restes du repas du soir, gâteaux et bouteilles de vin à finir. L'ordinaire était tout de même meilleur de temps en temps quand la cuisine préparait spécialement une soupe à l'oignon ou un tourin, un gâteau (flan pâtissier, far breton..). La directrice du séjour de juillet, pendant longtemps, soeur Marie Eugène, était reconnue pour sa glace au citron ou ses îles flottantes, englouties sitôt servies.
"Cinquième repas", 28 juillet 1982.

Certains "5èmes" étaient festifs à l'approche de la fin du séjour, d'un anniversaire, ou pour clôturer une journée particulière. Il était entre 23h et minuit usuellement quand tout le monde partait se coucher.
Dernier "Cinquième repas", 31 juillet 1983.


L'after 5ème repas.
Eh oui, même après le "5ème", les animateurs (rejoints certaines années par les filles de cuisine) n'étaient souvent pas tous assez fatigués.. En collectif ou par petits groupes, les discussions continuaient en étant parfois réchauffées par la bouteille d'alcool espagnol qui passait de main en main. Ricard en juillet au début des années 80 (.. avec toujours la difficulté d'approvisionnement en eau), liqueur de fraise des bois en août en fin des années 80, début 90. Le cointreau (fait maison) y rencontrait aussi un grand succès.
Évidemment, tout ceci se faisait dans une clandestinité relative et généralement tolérée. Il s'agissait de rester discrets, de ne pas abuser en veillant trop tard trop souvent. Le chalet ou les marches en sortie des dortoirs étaient des point de rendez-vous commodes. Si les quelques couples récemment constitués faisaient bande à part, les derniers couche-tard se retrouvaient parfois ailleurs en extérieur avec des couvertures, au bas du terrain de foot, près de l'arbre à café. Et même en de rares occasions en dehors de la colo, à la prairie près du torrent. La fraîcheur de la nuit ou le sommeil incitait la majorité à prendre la direction du lit vers une heure du matin.
Un "after" 5ème, en août 1989.

Après les séjours.
Fête du retour à Bergerac.
Le soir même du retour à Bergerac, il était fréquent qu'une ultime soirée soit organisée avant que l'équipe d'animation ne se sépare. Soirée pizzeria et sortie en boite de nuit étaient classiques.
La soirée des films.
Les séjours d'été ont toujours été filmés, d'abord sur pellicule en "super 8" puis sur camescope dès la fin des années 80. Environ 1 mois après la rentrée des classes, les familles des deux séjours d'été étaient invitées à la soirée des films. Une occasion pour les amis d'été de se retrouver et pour les parents de découvrir ce que furent les deux ou trois semaines de séjour à Saint Béat. Les animateurs se retrouvaient aussi, parfois pour une journée entière ou une nuit de fête.
Voir aussi l'article sur les films de la colo
.
- Détails
Destination indispensable lors de tous les séjours ! Ce village d'environ 800 habitants dans les années 80 (1200 de nos jours) est le premier d'importance que l'on rencontre en Espagne sur la vallée de la Garonne. Il est situé à 20 kilomètres de saint Béat.
L'entrée de ville - Photo : article de wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Boss%C3%B2st

Et la même entrée de ville, sur une carte postale des années 1980.

C'était une petite expédition que d'y aller, du moins jusqu'en 1986 (entrée de l'Espagne dans la communauté Européenne). Tout d'abord il fallait rassembler les cartes d'identité de tout le groupe et remplir le manifeste permettant ce passage à l'étranger. Le petit car était mobilisé, consigne était passée de se tenir calmes pour ne pas perturber le franchissement de la frontière et éveiller le zèle de la "Guardia Civil" espagnole !

Quand toute la journée était réservée à la sortie en Espagne, il n'était pas rare de faire une étape pique-nique au village de Canejan avant de poursuivre à Bossòst.
Sur place, eh bien l'exotisme était présent : partout des commerces aux rayons surchargés de pipas salées, d'alcools en tous genres, de breloques ou d'objets-souvenirs "typiques" à ramener absolument. Il y avait foule de Français, les bras encombrés des cartons de bouteilles de Ricard et de Moscatel, souvent calées avec les cartouches de cigarettes..
Le jeu au retour était de ne pas se faire contrôler par la douane Française quand les achats avaient été excessifs. C'était en fait presque toujours le cas pour les groupes d'enfants y ayant passé l'après midi : les quelques bouteilles achetées pour leurs parents dépassaient allègrement le quota autorisé .. aux seuls adultes. Heureusement, le petit car avait aussi pas mal de rangements discrets : les sièges montés sur des caissons en contreplaqué autour de l'allée centrale permettaient quelques adroites dissimulations..
Google Street View, 2018 - rue principale.
Bossòst était également souvent choisie comme destination par les personnels et moniteurs pour y passer une bonne journée de congés. Programme simple mais agréable : bars, restaurant, glacier et emplettes. Quelques boutiques comme la "super cave Rubio" ou le restaurant "Suleil" avaient les faveurs de l'équipe de direction et d'intendance (Michel Robert, Maurice Mouret). Moscatel ou Malaga s'y achetaient au litre après une nécessaire dégustation pour en choisir le meilleur tonneau. La liqueur de fraise des bois, un incontournable chez les animateurs du séjour d'août en fin des années 80, début 90, s'achetait également au tonneau !. La "Supercave Rubio" existe toujours, le commerce ayant été repris par les enfants du propriétaire de l'époque.
A l'entrée de la ville, la petite impasse avec la "Supercave Rubio" (Photo @CM).

Les animateurs en congés avaient de plus la liste des cigarettes à acheter pour d'autres et ne manquaient pas d'ajouter quelques bouteilles à l'usage des fins de soirées clandestines (
voir dans l'article sur la vie de l'équipe).
La rue principale n'a pas trop changé en une trentaine d'années, on y vend toujours les mêmes choses .. alcools, cigarettes, vêtements, souvenirs "typiquement espagnols".. La ville s'est nettement agrandie, le centre historique a été joliment restauré sans atteindre le raffinement de la capitale du Val d'Aran, Vielha. Ci dessous quelques images d'un passage à Bossòst en mai 2022 !
- Détails
Tous les lacs et sommets ne sont pas accessibles en une seule journée. Pour certains, on ne peut partir assez tôt qu'en étant sur place, au point de départ. Dans tous les cas, le plus grand plaisir était de passer une nuit sous la tente, dans les conditions un peu plus "rustiques" du camping. Bien évidemment, il ne s'agissait pas de bivouac en haute montagne avec de petites tentes, mais plutôt de camping pour tout un groupe au fond de vallées accessibles par la route. La colonie était équipe de tentes "canadiennes" offrant chacune 6 ou 8 couchages ou de la place pour le stockage et la cuisine.
Deux sites principaux ont été utilisés pendant les séjours d'été : la vallée du Lys et les Granges d'Astau. Les groupes n'y passaient en général qu'une nuit et se succédaient, à charge au premier de monter les tentes, au dernier de tout remballer. A part ces deux emplacements réguliers, nous n'avons trouvé que deux autres occasions ponctuelles où le groupe d'ados s'est installé en campement : à Geu (entre Lourdes et Argelès-Gazost) et au lac d'Aubert (pour l'ascension du pic de Néouvielle).
Camping à la vallée du Lys.
La vallée du Lys se trouve au sud de Bagnères de Luchon, sur la route en direction de la station de ski de Superbagnères. Nous avions environ une heure de trajet en car depuis la colonie pour nous y rendre.
Quelques granges et une auberge - les Délices du Lys - se tapissent près du fond du vallon qui forme un petit cirque. Plusieurs cascades, notamment celle du coeur et la célèbre cascade d'Enfer, dévalent sur les parois rocheuses abruptes. Au pied de ces falaises, une centrale hydroélectrique turbine les eaux issues des lacs d'altitude jusqu'au lac du Portillon (à l'Ouest) par un complexe réseau de galeries et de conduites forcées (voir réseau hydraulique EDF).
Notre campement était installé en bordure du torrent, non loin de l'auberge, dont nous obtenions l'autorisation de nous installer. L'emplacement était très agréable : proche de la route, du torrent, d'un petit bosquet permettant d'avoir de l'ombre et des départs des randonnées.
21 juillet 1984, notre campement.

20 juillet 1983, le groupe des moyens.



21 juillet 1984, la cuisine se prépare.

En 2013, l'auberge a été emportée par une avalanche et trois mois plus tard une crue exceptionnelle bouleversait le lit du torrent. En 2021 la vallée du Lys a retrouvé son aspect des années "de colo". L'auberge, rebâtie, n'est plus exactement au même endroit.
L'auberge, juillet 1983.

Voir aussi l'article Randonnées depuis la Vallée du Lys
Camping aux Granges d'Astau.
Le val d'Astau est accessible par la route depuis le village d'Oô, au dessus de Bagnères de Luchon en prenant la direction du Col de Peyresourde. Le trajet en petit car était d'environ une heure.
Au bout de ce vallon, au delà des dernières granges à 1140 mètres d'altitude, s'ouvre l'accès à la partie la plus élevée du Luchonnais. Le terrain de jeu est vaste : on y a donc campé, passé des nuits aux refuges d'Espingo et du Portillon, grimpé jusqu'aux lacs d'Oô, Espingo, Saussat, du Portillon et Glacé, gravi la Tusse de Montarqué et même le Cap du Seil de la Baque Occidental..
Non loin du terminus de la route, c'est proche du torrent que nous installions notre campement. Nous devions probablement l'autorisation de nous y installer à la grange-buvette qui possédait ce bout de terrain ?
L'endroit a été délaissé dès le début des années 1980 au profit de la vallée du Lys : il n'y avait aucun endroit à l'ombre et nous étions dans une zone de pacage de chevaux et ceux - ci finissaient par se prendre les sabots dans les cordages des tentes et les abimer. Depuis ce site, les randonnées étaient nombreuses et adaptées à tous les groupes d'ages : lacs d'Oô, Espingo, Saussat, Portillon, Glacé, etc ..
Voir aussi l'article Randonnées depuis les Granges d'Astau
Les feux de camp.
Tant à la vallée du Lys qu'au Granges d'Astau, il était nécessaire d'allumer un feu dès l'arrivée du soir. En effet, point d'éclairage public à proximité, il fallait bien éclairer l'espace de circulation entre les tentes. Ensuite, l'altitude et la proximité immédiate du torrent rendaient les nuits assez fraîches. Un bon feu et un blouson chaud étaient vite nécessaires dès la tombée de la nuit. Enfin, la proximité des vaches ou des chevaux favorisaient la prolifération de moustiques que la chaleur du feu éloignait un peu (en tout cas on y croyait..).
Après une journée de pluie, certains tentaient de faire sécher chaussures et chaussettes. Pas évident. La chaleur trop variable obligeait à une surveillance soutenue et il y eu de la chaussette brulée de temps en temps !
Camping à la prairie entre la colo et Saint Béat.
A proximité immédiate de la colo, les lieux les plus fréquentés de tous les temps sont sans doute "le torrent" et sa prairie attenante. Rapidement accessible à pieds, cette prairie permettait les jeux usuels de l'après midi : construction de cabanes, ballon prisonnier, etc ..
Au début des années 1970, on y plantait les tentes ! Cela permettait aux groupes des plus jeunes de vivre aussi l'aventure d'une nuit dans la montagne. Le ravitaillement pour le dîner était facilement acheminé, une voiture pouvant approcher à quelques centaines de mètres de la prairie.
Voir aussi l'article complet
sur le torrent et cette prairie attenante.
11 juillet 1984, jeux à la prairie.

Camping à Geu.
Cela s'est fait une fois pour le groupe des ados en juillet 1980. Nous sommes très loin de Saint Béat, près de Lourdes, à trois heures de route dans le petit car de l'époque. C'est un échange avec une autre colonie de vacances, paroissiale sans doute car dirigée par un prêtre, qui fournit cette opportunité. Le groupe des ados s'y est installé sous tente pour deux ou trois jours. Des activités communes ont été réalisées, veillées, jeux et aussi randonnées. C'est à cette unique occasion qu'un groupe de notre colonie est allé découvrir Gavarnie et remonter jusqu'au pied de sa fameuse grande cascade.
Camping au lac d'Aubert.
Nous trouvons une unique incursion en campement dans le massif du Néouvielle, par les ados de juillet 1984. Peu de choses à dire, ce fut une Berezina .. A peine installés, de fortes précipitations continues ôtèrent tout espoir de randonnée, inondant les tentes et trempant vêtements et couchages. Retour précipité à la colo sans y passer la nuit .. Il y en eut peut être d'autres, y compris dans les années 90. Comme nous sommes dans un parc national, le bivouac est réglementé et ne peut se faire qu'à un emplacement bien défini, en l'occurrence juste à côté du barrage du lac d'Aubert.
Voir aussi l'article Pic de Néouvielle
Le lac d'Aubert, vu depuis la zone de Bivouac.

La zone de bivouac.

Camping vers Saint Bertrand de Comminges, Labroquère.
Nos informations ne sont pas complètes. Un témoignage nous indique que dans les années 80 un campement était fait dans cette zone géographique pour faire découvrir le camping aux groupes d'enfants plutôt jeunes. En attente de plus de précisions !