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Saint Béat était à deux kilomètres de la colo, soit environ 30 minutes de marche. On s'y rendait en préférant souvent passer par le hameau de Ladivert : depuis le pré des ados, un petit chemin en rejoignait la route. C'était un trajet plus agréable que par la nationale, pas plus long, mais surtout sans circulation importante. A l'étape de Ladivert, nous faisions presque toujours halte quelques minutes au lavoir pour boire une gorgée d'eau fraîche. Un court sentier muletier dévalait ensuite jusqu'à l'entrée de Saint Béat.
26 juillet 1984, vue depuis la chapelle.

Le lavoir de Ladivert, étape avant d'arriver à Saint Béat (11 juillet 1986).

L'arrivée dans le centre (16/07/1984).

A Saint Béat, il y avait plusieurs points d'intérêt qui occupaient les groupes :
La rue principale et ses boutiques.
Le village s'étire le long de la Garonne à son endroit le plus encaissé. Saint Béat comptait encore nombre de commerces actifs dans les années 1980, notamment deux ou trois bars, des boutiques de souvenirs et de quoi acheter cartes postales, pellicules photo ou bonbons. Si la population est restée stable (600 habitants), les commerces se sont depuis un peu réduits. La circulation a également diminué depuis la construction du tunnel (2018) qui permet de dévier les nombreux camions qui transitent par le Val d’Aran. Il contourne partiellement (2022) le village en passant sous le Cap du Mont.
Google Steet view, 2018.
Ballade à Saint Béat - la Garonne. (13/07/1984).

Ballade à Saint Béat (13/07/1984).

La piscine,
En plein air, elle était située pour être précis sur la commune mitoyenne de Lez. L'eau y était toujours plutôt fraiche, agréable par les fortes chaleurs d'été. C'était une sortie de détente très appréciée par les grands et les ados après une grande randonnée.

Photo présente sur le site https://www.hautegaronnetourisme.com/activites/piscine-municipale/
La chapelle et le château fort,
étaient de simples buts de marche, pour aller prendre un goûter ou s'y regrouper après un temps libre pour faire les boutiques du village. Cette sortie constituait une marche acceptable pour les groupes des plus jeunes (qui avaient 7 ou 8 ans).

Photos : wikipedia, article général sur Saint Béat
Le lac de Gery,
Situé après le village, en direction de Marignac, le lac permettait de faire un pique-nique et des jeux en bénéficiant d'un peu d'ombre et de fraîcheur. Du centre-bourg de Saint Béat, il fallait environ une demi-heure de marche pour s'y rendre, soit au total un peu plus d'une heure depuis la colo. On ne s'y baignait pas, mais il s'en est toujours trouvé quelques-uns pour se mettre à l'eau en bravant les consignes ou parfois involontairement.
Le lac est devenu depuis une petite base de loisirs, avec buvette et point de départ de canoë, kayak et rafting sur la Garonne attenante. Voir aussi l'article ici
.
Lac de Gery, 15 juillet 1983.

Les bords de la Garonne.
En partant à pied de la colo, nous traversions la Garonne sur le premier pont de Saint Béat, en direction de Lez. De la route d'Argut, une piste partait pour longer le fleuve jusqu'au niveau d'Arlos. Les prairies et les rives étaient fort agréables pour un goûter. A moins de revenir par le même chemin, il est arrivé de traverser la rivière, peu profonde et tranquille l'été, pour se retrouver pratiquement au niveau de notre point de départ, à la colo. Continuer jusqu'à Fos, pratiquement à la frontière avec l'Espagne, puis revenir vers la colo par Arlos s'est également réalisé plusieurs fois.
28 juillet 1984, traversée de la Garonne.

- Détails
Le torrent et la prairie attenante.
A proximité immédiate de la colo, le lieu le plus fréquenté de tous les temps est sans doute "le torrent". Il était facilement accessible à tous les groupes d'ages en une quinzaine de minutes à pied. Depuis le haut du pré des ados à la colo, nous empruntions le chemin rejoignant la route d'accès aux dernières granges et maisons avant le flanc de montagne. Un court sentier muletier encadré par deux hauts murets de pierres sèches rejoignait enfin le lit du torrent. Le traversant à gué, il continuait ensuite jusqu'à Arlos. On trouvait ici un agréable lieu de construction de barrages et jeux d'eau en tous genres dans un bel endroit frais et ombragé. Quelques intrépides tentaient régulièrement d'en remonter le cours pour l'explorer, mais c'était glissant, pentu et sans grand intérêt finalement. Les jeux de pistes organisés lors des grandes fêtes passaient souvent par cet endroit, connu de tous.
"Notre" torrent n'a en fait jamais été nommé par son vrai nom, le "Rieu sec". Ce patronyme laisse penser à un petit ruisseau au modeste débit : nous l'avons en effet connu quelques fois à sec. Si son bassin versant est donc tout petit, il est par contre très raide, les eaux dévalant un vallon encaissé de 1710 m. à 600m. avec une pente de 50%. Cela explique l'importance du cône de déjection et les crues torrentielles qu'il pouvait occasionner, notamment le 8 juillet 1977, juste avant l'arrivée du séjour de juillet à la colo.
En juillet 1983 pour en limiter les débordements, débute ainsi la construction d'un barrage en béton, précisément à l'endroit où nous allions jouer. Canalisé, relié et traversé par une piste d'accès, le torrent perdit dès lors beaucoup de son intérêt.
Les travaux de barrage au torrent, 11/07/1984.

Juste à côté, une prairie ("la prairie") permettait les jeux usuels de l'après-midi : construction de cabanes, ballon prisonnier, etc .. Elle appartenait sans doute à une des granges mitoyennes, mais nous devions avoir le droit d'y pénétrer, en tout cas cela ne nous a jamais été contesté. Au début des années 1970, on y plantait même les tentes ! Cela permettait aux groupes des plus jeunes de vivre aussi l'aventure d'une nuit dans la montagne. Le ravitaillement pour le dîner était facilement acheminé, une voiture pouvant approcher à quelques centaines de mètres de la prairie.
11 juillet 1984, jeux à la prairie.
La cascade d'Arlos.
Située en direction de l'Espagne à 30 minutes de marche de la colonie, la cascade est au pied du torrent de Labach. Celui-ci forme une agréable chute d'eau de 5 à 6 mètres dans une étroiture du ravin. Un bon lieu de goûters au frais après une courte marche d'un peu plus d'une demi-heure. Au moins une fois, le groupe des ados y dîna, afin de passer une soirée différente et d'en revenir à la nuit à la lampe de poche.
Le torrent de Labach apparait dans plusieurs sites web décrivant les parcours de canyoning.
La cascade d'Arlos - 16/07/1982.

La cabane d'Artiguessans.
Depuis la cascade d'Arlos, le sentier pavé, raide et glissant, continue vers le Sud en direction des crêtes du Pic Burat. Après environ 1h15 de marche on débouche sur une prairie en pente, d'herbe et de fougères. La cabane d'Artiguessans y offre un abri rustique mais bucolique. Il n'était pas rare qu'un groupe de la colo y passe une nuit, certes inconfortable. Donnée pour 6 personnes, on y est bien rentrés au double.. Le sol était en terre battue, heureusement les fougères de la clairière servaient à faire un maigre matelas pour un semblant de confort !
La cabane existe toujours en 2021, répertoriée dans un des sites web détaillant les refuges ouverts des Pyrénées.
Voir également l'article sur les nuits en refuge.
Cabane d'Artiguessans, années 2010.

Le col du Couret.
Depuis Ladivert, petit hameau proche de Saint Béat, un sentier muletier fort raide amenait à ce petit col boisé en une heure et quart de marche. Les noms sont étonnants .. col du Couret signifie littéralement "col du petit col"..
Franchement, c'était le genre de promenade qui cassait plus les jambes qu'autre chose, aucun point de vue particulier n'était à espérer depuis le col, entièrement boisé.. A de rares occasions (fin des années 80, début 90), plutôt qu'en aller-retour par le même chemin, la descente se fit en direction de Marignac. Cela permettait de varier la promenade et de faire jonction avec la vallée de Luchon (voir l'article "De Ladivert à Marignac par le col du Couret").
1972 ! depuis la colo, en bas de photo, vue sur le col du Couret.

18 juillet 1984, le groupe des grands au col du Couret.


Le lac de Gery.
Photo de Google Street view, juin 2020.
Alimenté par les eaux de la Garonne, il est situé sur la commune de Saint Béat en direction du village de Marignac. C'était un lieu de pique-nique pour les groupes, avec l'avantage d'un peu de fraîcheur d'ombre et d'espace propice aux jeux.
15 juillet 1983, le groupe des grands-moyens.

Le bois attenant, plantation de bouleaux alignés au cordeau, n'avait pas d'intérêt. De nos jours s'y tient une petite base de loisirs proposant aussi des activités de kayak, canyoning et rafting.
27 juillet 1983, le groupe des moyens (10 ans).

16 juillet 1984, groupe des grands.

Les bords de la Garonne.
En partant à pied de la colo, nous traversions la Garonne sur le premier pont de Saint Béat, en direction de Lez. De la route d'Argut, une piste partait pour longer le fleuve jusqu'au niveau d'Arlos. Les prairies et les rives étaient fort agréables pour un goûter. A moins de revenir par le même chemin, il est arrivé de traverser la rivière, peu profonde et tranquille l'été, pour se retrouver pratiquement au niveau de notre point de départ, à la colo. Continuer jusqu'à Fos, pratiquement à la frontière avec l'Espagne, puis revenir vers la colo par Arlos s'est également réalisé plusieurs fois.
Voir l'article complet sur les bord de la Garonne ![]()
Traversée de la Garonne - groupe des grands - 28/07/1984.
- Détails
Le torrent.
Si vous êtes venus lors des séjours d'été avant 1984, vous savez alors tout de suite de quoi nous parlons. Ce petit torrent proche de la colo était un des endroits les plus fréquentés par tous les groupes. De tous les temps. Du moins jusqu'en 1983. On y reviendra.
Deux heures à perdre ? On va au torrent !
Il fait chaud et on se repose d'une grosse randonnée la veille ? On va au torrent !
Après la sieste de l'après midi on va prendre le goûter en extérieur ? On va au torrent !
Vous rappelez - vous du cheminement pour s'y rendre ? On sortait de la colo par le haut du pré des ados. Le chemin partait de suite sur la droite. Bien ombragé, il longeait le terrain de la "maison familiale" avant de déboucher en quelques minutes sur une petite route remontant vers dernières granges et maisons avant le flanc de montagne. Un court sentier muletier encadré par deux haut murets de pierres sèches rejoignait enfin le lit du torrent.
En le traversant à gué, le chemin continuait ensuite jusqu'à Arlos.
On trouvait ici un agréable lieu de construction de barrages éphémères et jeux d'eau en tous genres dans un bel endroit frais et ombragé.
Quelques intrépides tentaient régulièrement d'en remonter le cours pour l'explorer, mais il n'y avait pas de chemin. C'était glissant, pentu et sans grand intérêt finalement. On explorait..
Les jeux de pistes organisés lors des grandes fêtes passaient souvent par cet endroit, connu de tous.

"Notre" torrent n'a en fait jamais été nommé par son vrai nom : le "Rieu sec". Ce patronyme laisse penser à un petit ruisseau au modeste débit : nous l'avons en effet connu quelques fois à sec. Si son bassin versant est donc tout petit, il est par contre très raide, les eaux dévalant un vallon encaissé descendant de 1710 m. à 600 m. avec une pente de 50%. Cela explique l'importance du cône de déjection et les crues torrentielles qu'il pouvait occasionner, notamment le 8 juillet 1977, juste avant l'arrivée du séjour de juillet à la colo.
Les inondations du 8 juillet 1977 ont été catastrophiques sur tout le bassin de la Garonne. Ici à Auch, le 11 juillet lors du trajet pour aller à la colo. Plus d'informations sur cette crue dans l'article du journal "La Dépèche".

En juillet 1983 pour en limiter les débordements, débute la construction d'un barrage en béton, précisément à l'endroit où nous allions jouer. En 1984, le chantier le rend inaccessible. Canalisé, relié et traversé par une piste d'accès, le torrent perdit ainsi dès lors beaucoup de son intérêt.
Les travaux de barrage au torrent, 11/07/1984.

La prairie.
Juste à côté du torrent, une prairie ("la prairie") permettait les jeux usuels de l'après midi : construction de cabanes, ballon prisonnier, etc .. Elle appartenait sans doute à une des granges mitoyennes, mais nous devions avoir le droit d'y pénétrer, en tout cas cela ne nous a jamais été contesté. Au début des années 1970, on y plantait même les tentes ! Cela permettait aux groupes des plus jeunes de vivre aussi l'aventure d'une nuit dans la montagne. Le ravitaillement pour le dîner était facilement acheminé, une voiture pouvant approcher à quelques centaines de mètres de la prairie.
11 juillet 1984, jeux à la prairie.

- Détails
Le lien entre la communauté catholique et la colo de Saint Béat existait depuis sa création. Prêtres et Soeurs étaient jusque dans les années 1990 les acteurs premiers de la socialisation, du soutien aux familles pour l'éducation des enfants, de l'animation de séjours de vacances. Leur disponibilité bénévole permettait l'organisation et la direction de notre colonie lors de tous les séjours. En bas de cet article nous rappelons ces personnages.
La messe du dimanche, en fin de matinée, lors de tous les séjours faisait partie du planning des activités des groupes. Un groupe ne se permettait pas d'être de sortie à ce moment ! Elle était souvent préparée avec quelques animateurs et enfants volontaires, les chants et les prises de parole étant choisis. Elle avait lieu usuellement dans le chalet, agencé pour l'occasion avec chaises et bancs pour les personnels, couvertures au sol contre les murs pour les groupes d'enfants et les animateurs. En de rares occasions elle avait lieu en extérieur, lorsque coïncidaient un dimanche et d'un grand jeu par exemple.
Si la présence de tous n'était jamais remise en cause jusqu'au début des années 1980, peu à peu elle est devenue facultative. Le séjour de juillet est toujours resté plus conservateur que celui d'août. Il y est arrivé au moins une fois que, pour être de sortie un dimanche, un groupe ait "négocié" de faire une célébration à défaut d'être à la messe.. (juillet 1983, groupe des moyens).
Les religieux dans l'histoire de la colonie :
Renato Furlan (Aumônier).
Il fut le directeur des premiers séjours à Saint Béat, jusqu'en 1970, après plusieurs années de direction de l'ancienne colonie à Marignac (voir l'article sur l'historique) où il succédait d'ailleurs aux abbés Louis Michelet (décédé à l'âge de 86 ans en 2015) et André Behague (92 ans en 2021).
Photo vers 1975, au verso de la pochette du disque vinyle 33 tours édité spécialement pour les 60 ans des E.F.B.

Michel Blanc (Abbé).
Directeur en juillet entre 1971 et 1973.
Juillet 1972, à l'accueil lors de la "journée des parents".

Michel Robert (Abbé).
Directeur pendant les séjours de juillet, d'août et camps de ski de 1974 à ? - décédé le 17 juillet 2020 dans sa 73ème année.
Michel Robert, au centre, derrière la personne qui s'exprime. Photo de 2013 - issue d'un article paroissial.

Michel Robert, en juillet 1983.

Marie Eugène - alias Blanche Maury (soeur).
Directrice des séjours de juillet de la fin des années 1970 à la fin des années 1980 - décédée le 31 juillet 2019, dans sa 90ème année.
Soeur Marie-Eugène, en juillet 1983.

Maria Rosa Santamaria (Soeur).
Elle a été l'accompagnatrice des groupes d'ados de juillet de la fin des années 1970 à la fin des années 1980.
Maria Rosa Santamaria, juillet 1983.